Violence à l’égard des femmes : les dispositifs d’aide aux victimes mis en place sur le territoire

En France, chaque année, environ 220 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. Ces violences touchent des femmes de toutes catégories socio-professionnelles. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la ville de Reims et la communauté urbaine du Grand Reims souhaitent évoquer les dispositifs d’aide aux victimes existants sur le territoire, notamment concernant les violences conjugales et intrafamiliales. Dans le cadre du contrat de Ville, cofinancé par l’État et le Grand Reims, des associations sont subventionnées pour œuvrer à l’aide aux victimes et à la prévention des violences à l’égard des femmes.

Type d'évènement

Information

Les chiffres

Les violences conjugales et intrafamiliales constituent une forme particulière de violence car elles se passent la plupart du temps dans l’intimité du foyer où des relations d’interdépendance sont établies entre une femme et son conjoint ou entre une femme et son enfant. De nombreuses victimes invisibles ne préviennent ni la Gendarmerie ni la Police de leurs sévices.

L’association d’aide aux victimes Le Mars recense 438 femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales déclarées sur le département de la Marne en 2019. À Reims, entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019, 142 femmes victimes de violences conjugales et intrafamiliales ont été enregistrées à l’Hôtel de police, dont 125 pour violences physiques. La ville de Reims et le Grand Reims travaillent en étroite collaboration avec les acteurs locaux et les associations d’aide aux victimes pour protéger et aider ces femmes, briser les tabous et effectuer un travail d’information et de prévention auprès de tous.

Accompagner et protéger les femmes victimes de violence

Le Grand Reims a financé des projets principalement portés par l’association Le Mars et le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles de la Marne (CIDFF), deux acteurs clés œuvrant à la protection des droits des femmes.

  • Un service d’astreinte assuré tous les jours de l’année par des accompagnants sociaux

De 18h à minuit en semaine et de 13h 30 à minuit les weekends, c’est-à-dire, en dehors des heures d’ouverture du service France Victime 51, les services du Parquet de Reims, les services de Police, de Gendarmerie, le CHU et notamment l’ Unité Médico-Judiciaire et le 115/SIAO peuvent contacter un accompagnant social qui aide les victimes à déposer plainte et les soutient psychologiquement et dans leurs démarches médicales. 

Une fois prise en charge, la victime est mise à l’abri au sein d’un appartement subventionné par le Grand Reims.

Depuis le 1er janvier 2019 cette astreinte a permis d’accompagner 22 femmes victimes de violences.

  • Des « coupons-violence » pour faire le lien entre les victimes et les associations

Les coupons-violences permettent la mise en relation entre les victimes et les associations (CIDFF, Le Mars), par l’intermédiaire des autorités qui interviennent sur des situations de violences conjugales. Lors de son dépôt de plainte, la victime donne son accord aux autorités pour transmettre ses coordonnées aux associations qui lui proposeront par la suite un accompagnement.

210 coupons-violences ont été distribués entre le 1er janvier et le 19 août 2019.

Outres ces actions, le CIDFF propose des accueils de jour et des permanences (présentes sur l’ensemble du territoire du Grand Reims). Ces espaces sécurisés et encadrés par du personnel formé permettent d’écarter les femmes de leurs agresseurs.  

Dans la Marne 29 places sont dédiées à l’hébergement d’urgence des femmes victimes de violence (au travers du 115 et du service insertion et logement SIAO) et 9 téléphones sont disponibles pour les femmes en grand danger (dont 4 ont été attribués par le procureur de Chalons).

  • Prévention et information

La lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales passe avant tout par un travail d’information et de prévention auprès des écoles et des institutions, c’est pourquoi 40% des crédits de l’enveloppe dédiée par le Grand Reims au Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISP) visent des actions associatives concourant à la prévention et la lutte contre les violences conjugales, sexistes et intrafamiliales. Ces associations sont :

  • Le Mars : accompagnement des victimes de violences conjugales auprès du Parquet, du Commissariat, des Gendarmeries, des UMJ 
    https://lemars.fr/ 03 26 89 59 30  / contact@lemars.fr
     
  • Le CIDFF : accompagnement des victimes de violences conjugales
    http://marne.cidff.info/ / 03 26 65 05 00
  • Parole de parents : accompagnement des femmes et enfants victimes de violences conjugales
    03 26 47 20 35 / parolesdeparents@yahoo.fr 
     
  • Femmes Relais 51, GAMS : prévention et lutte contre les violences sexuelles – mariages forcés et mutilations sexuelles 03 26 83 16 61 / femmesrelais51@gmail.com

Rappelons qu’un numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences existe : 3919 « Violences Femmes Info » − appel anonyme et gratuit, 7 jours sur 7, de 9 à 22 heures du lundi au vendredi et de 9 à 18 heures les samedi, dimanche et jours fériés.

Cette page a-t-elle répondu à vos attentes ?..