Chenay, Trigny et Châlons-sur-Vesle veulent valoriser leur patrimoine remarquable

Les trois communes se sont engagées dans une démarche de longue haleine pour être reconnues au sein d’une aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP). Objectifs : préserver et valoriser le patrimoine bâti et paysager qui leur confère tout leur cachet.

Type d'évènement

Au fil des communes

Ici un mur en pierre de pays, une placette, une fontaine, là une ruelle de caractère, plus loin un ancien corps de ferme dont les portes massives rappellent leurs fonctions passées : il y a quelque chose de cinématographique dans ces trois communes qui invitent à la flânerie. La campagne champenoise, entre vignoble et forêts, n’est pas classée. Mais n’en est-elle pas pour autant tout aussi remarquable ?

Animées par cette même certitude, Chenay, Châlons-sur-Vesle et Trigny ont décidé de faire reconnaître officiellement la valeur de leur patrimoine par une AVAP. Cet engagement, soutenu par le Grand Reims, a débouché sur une première réunion le 25 janvier dernier dans les locaux du pôle territorial. Une commission a été mise sur pied : elle regroupe une quinzaine de membres, des élus et des citoyens, ainsi qu’une architecte des Bâtiments de France au rôle consultatif.

Cette séance fut l’occasion de présenter le diagnostic initial, réalisé par un bureau d’études entre septembre et décembre 2017. Cet état des lieux se poursuit actuellement pour définir le périmètre de la future AVAP – dont le nom évoluera vers celui de « site patrimonial remarquable », incluant les caractéristiques architecturales, historiques et culturelles de ces territoires.

Conserver une identité

En se rassemblant, Trigny, Chenay et Châlons-sur-Vesle affichent une volonté commune de préserver leur patrimoine, dans un esprit de continuité et de cohérence. La création de l’AVAP leur offrira un droit de regard sur les futures constructions ou les rénovations, là où elles n’ont pour l’instant pas la possibilité d’intervenir. Les travaux devront se faire sans dénaturer les particularités de l’habitat. Ils demanderont au préalable un délai d’instruction pendant lequel les services des architectes des Bâtiments de France seront consultés.

Les trois communes pourront donc poursuivre leur développement en toute sérénité, sachant que ces évolutions n’édulcoreront pas leur identité. Le chemin est encore long avant l’instauration effective de l’AVAP, prévue à l’horizon 2019. Elle nécessitera l’avis de la commission locale, l’aval du Conseil communautaire du Grand Reims et de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture, ainsi que le feu vert de l’Etat.

En parallèle, la commune de Gueux planche elle aussi sur un projet de préservation de son patrimoine, dans une version allégée. Elle va profiter de la révision de son Plan local d’urbanisme pour élaborer des fiches sur les éléments spécifiques présents dans le village, de manière à pouvoir faire des recommandations, par exemple lors de futurs travaux de réhabilitation. Là encore, l’enjeu est de conserver une harmonie entre futurs aménagements et patrimoine existant.