Des chercheurs de l’URCA à l’assaut de la COVID-19

Aux quatre coins du monde, des équipes de chercheurs se sont jetées dans la lutte contre la Covid-19. Un projet collectif original, basé sur la sélection de molécules virtuelles, mobilise des forces de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA).

Type d'évènement

Santé

Face au virus, trois stratégies de recherche sont possibles : la mise au point d’un vaccin, le repositionnement de molécules déjà sur le marché ou la quête de nouveaux antiviraux. C’est dans cette dernière voie que s’est engagé un consortium de biologistes, chimistes, médecins, informaticiens répartis sur plusieurs sites en France. Né et piloté à Reims dans un laboratoire de l’URCA, leur projet "HT-COVID" a été monté en un temps record, validé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et financé par la région Grand Est et le CNRS. Son objet : "Explorer un espace chimique virtuel très grand".

De l’ordinateur au CHU
"HT-COVID" est la combinaison de deux approches : tandis qu’une équipe de Strasbourg teste et analyse 1,6 milliard de molécules virtuelles créées par l’intelligence artificielle ciblant la protéine du virus qui favorise sa multiplication, Reims travaille sur quelque 200 000 molécules, issues de plantes ou de la synthèse organique naturelles, qui sont confrontées à une quinzaine de protéines du virus, avec l’objectif de ne garder que les plus pertinentes. Pas de paillasses ni d’éprouvettes à ce stade, mais des PC et des supercalculateurs (dont ROMEO hébergé à l’URCA) qui permettent de déployer une énorme puissance de calcul et de gagner du temps dans le tri. "On va essayer de démontrer qu’on est capable d’aller de l’ordinateur aux premiers tests biologiques, et jusqu’au CHU", s’enthousiasment Manuel Dauchez, professeur de biophysique à l’URCA et membre du MEDyC, et Jean-Hugues Renault, directeur de l’ICMR, l’Institut de chimie moléculaire. "On espère obtenir des résultats d’ici 18 à 24 mois".

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