87 % des zones humides présentes au 19e siècle en France ont disparu. Pas étonnant que le marais des Trous de Leu fasse partie des sites protégés du Grand Reims. Y cohabitent des espèces désormais rares ou menacées.

Biodiversité / nature

Humides, vaseux, troubles… Les marais n’ont pas forcément bonne réputation. Pourtant, ils abritent une biodiversité foisonnante, menacée et indispensable à l’homme et à l’environnement. Le marais des Trous de Leu est donc classé en réserve naturelle régionale depuis 2014. Le CENCA (Conservatoire d’espaces naturels de Champagne-Ardenne), avec le soutien du Grand Reims, œuvre au quotidien à la gestion des 289 espèces identifiées à ce jour sur ce site discret entre Reims et Saint-Léonard, ouvert ponctuellement au public.

Le marais est chouchouté dans le cadre d’un plan de gestion sur 10 ans (2017-2027). Une fauche annuelle permet, par exemple, d’éviter le reboisement et de maintenir le milieu ouvert. Cette action se combine au pâturage de cinq chevaux camarguais, adaptés à la zone humide. La gestion du site maintient la diversité des habitats nécessaires à la vie des différentes espèces comme la grande douve, les 11 espèces de chauvesouris ou la grenouille agile.

Entretenir les roselières bénéficie au bruant des roseaux, une des 54 espèces d’oiseaux du marais, qui niche dans les herbes hautes. Parfois, faire intervenir l’humain dans les milieux est nécessaire ; parfois, il s’agit de l’en éloigner. Ainsi, la partie sud de la réserve a été complètement laissée libre à la faune et à la flore qui lui sont propres pour éviter de les perturber et contribuer à leur développement.

289 espèces (faune et flore) identifiées
60 % taux d’extinction causé par les espèces exotiques

Évitez les dépôts verts sauvages !

Une fausse bonne idée. Laisser les tailles d’arbre ou ses déchets verts en pleine nature, y compris aux abords du marais des Trous de Leu est nuisible au milieu. En effet, ces dépôts de plantes coupées favorisent le développement des espèces exotiques envahissantes (EEE). Une fois installées, celles-ci occupent la place des espèces locales et réduisent peu à peu la diversité floristique puis animale jusqu’à entrainer la disparition de certaines espèces. Pour stopper le phénomène, tous les ans, le CENCA procède à l’arrachage d’espèces de ce type comme le bunias (ou roquette) d’Orient.

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Dernière mise à jour : 30 décembre 2025

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